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L'auto-édition

Au Coin du Bois, nous avons décidé d'auto-éditer nos publications : qu'est-ce que cela signifie exactement, et quelles différences avec le circuit classique du livre ou du magazine vendu en kiosque ?

 

- Pourquoi auto-éditer ?

- Un objet imprimé à l’impact environnemental le plus léger possible

- Un objet voyageur qui crée des liens

 

 

Pourquoi auto-éditer ?

 

L’auto-édition est une démarche collective qui nous permet d’être en harmonie avec les valeurs que nous souhaitons défendre. La relation d’échange née de la vente de nos publications nous pousse aussi vers davantage de conscience. 

 

Aujourd’hui, dans une société et une économie mondialisée orientée en majorité vers le seul profit, faite de multiples intermédiaires qui finissent par briser le lien social et local, creusent les inégalités, et propagent des objets superflus, une grande partie du secteur de l’édition n’a pas échappé à la règle. 

 

Pourtant, dès que le projet reste à taille humaine, tout est à nouveau possible ! Conception collective du projet, création des contenus, mise en forme, choix d’impression, financement*, diffusion, recherche de points de vente : nous avons souhaité garder la main tout au long du processus, afin que le projet reste le plus cohérent et respectueux, tant humainement qu’écologiquement.

 

*Et bien sûr, pour la paix mentale de tou-te-s, nous refusons dans nos publications toute forme de pollution publicitaire … :-)

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Un objet imprimé à l’impact environnemental le plus léger possible

Pour générer le moins de pollution possible dans ce processus d'édition, nous avons privilégié :

 

- un papier 100% recyclé, labellisé Ange Bleu et Fleur Européenne (EU Ecolabel : DK/11/1), fabriqué en Europe.

Ce papier, nous l’avons choisi recyclé et non blanchi, parce que son aspect général met en valeur notre sujet, et aussi pour réaffirmer qu’un papier très blanc est inutile dans bien des cas. Par ailleurs, rendre blanches comme neige des fibres recyclées (assombries par l'impression passée) est une aberration écologique, et pourtant cette habitude est quasi systématique. A l’œil et au toucher, vous verrez combien le grain et la couleur naturelle de ce papier sont agréables ! De plus, ce papier est recyclé 100% post-consommation : c'est la seule appellation qui certifie que le papier a déjà vécu un cycle de vie complet en tant qu'objet de consommation, avant d'être ensuite retransformé.

 

- un tirage offset avec des encres végétales. Privilégier les huiles végétales aux huiles minérales paraît une bonne idée à l'ère de l'après-pétrole, mais ne nous leurrons pas, tout comme dans le domaine des carburants, cela n'a pas que des bienfaits. Par ailleurs, rappelons que les pigments colorant ces encres sont issus de la chimie de synthèse. Le principal atout de ces formules, outre des conditions de travail plus saines dans les salles d'impression et un nettoyage généralement moins polluant, est qu'elles sont basées sur des ressources renouvelables. Et justement, à ce niveau, il reste aux industriels à communiquer clairement sur l'origine et sur les méthodes de production et de transformation des plantes utilisées. Il y a encore bien du chemin à parcourir avant de pouvoir affirmer que la composition de ces produits est une réelle avancée. En attendant, on peut déjà se contenter de limiter la quantité d'encre utilisée dans une publication...

 

- un tirage de modeste ampleur (1000 exemplaires par cahier). Aujourd'hui, pilonner les invendus est une activité courante... bien moins sympathique que les vendanges ou le broyage de graines de plantain pour en fourrer des chapatis, vous l’avouerez ! Tirer à grande échelle aurait fait baisser les coûts de production, mais nous souhaitons avant tout éviter les pertes. Evaluer nos besoins et être au plus juste par rapport à la demande nous tient à cœur. De même, nous avons refusé tout encart publicitaire pour les mêmes raisons : encaisser des recettes publicitaires sous réserve de tirer à grande échelle génère forcément des déchets et incite à la surconsommation.

 

- un imprimeur engagé dans la démarche Imprim’vert : elle garantit le tri et le recyclage des déchets chimiques, et l’incite à une plus grande éco-responsabilité

 

- un imprimeur local (proche de Linaigrette) et non basé en Espagne … ou en Chine... choix devenu banal aujourd’hui dans l’édition (si vous n'y croyez pas, allez vous promener en librairie et lisez les petites lignes !)

 

- la recherche de points de vente locaux afin de réduire le transport, énergivore. La diminution du nombre d’intermédiaires dans la distribution est essentielle à notre projet, et nous avons l’intention de créer un réseau de relais locaux dont les fines mailles (tissées à la main par notre expert en ficelle végétale, Genévrier) permettront que le Coin du Bois soit présent tout près du vôtre, de bois ! Et la liste commence à s’étoffer ...

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• Un objet voyageur qui crée des liens

En dehors du contenu des Cahiers pratiques & sauvages qui, nous l’espérons, sera stimulant pour tou-te-s et vous donnera envie d’expérimenter en famille, entre amis ou au cours d’un stage, nous voyons dans ces publications un moyen de :

 

- créer des échanges locaux, par le biais des distributeurs/trices en régions

Nous faisons le vœu qu’aller vers eux, comme nous l’avons fait, vous mène vers de belles rencontres, des partages d’expérience, la découverte de domaines totalement inattendus, dans ce même désir qui nous rassemble et nous pousse à évoluer : mieux connaître la nature, l’aimer, mettre au coeur de nos vies l’écologie et le respect du vivant.

 

- replacer l’être humain au centre d’échanges concrets

Aujourd’hui, les biens de consommation étant majoritairement produits de manière industrielle, la relation entre auteur, vendeur et acheteur est souvent désincarnée et paraît assez lointaine. Pour que chaque maillon de cette chaîne soit présent pour l’autre, c’est à nous de créer une relation directe d’écoute et de confiance mutuelle. L'auto-édition, c'est aussi créer ce lien de proximité qui peut donner un supplément d’âme à un objet qui vous accompagnera dans vos balades, votre cuisine, votre bibliothèque ou... vos toilettes sèches, lieu tout trouvé pour découvrir le Cahier 3 et La grande histoire du parfum !

 

- s’interroger sur la valeur de l’échange aujourd’hui

Oui, nos publications sont peut-être un peu plus chères que des magazines tirés à grande échelle et subventionnés, mais si vous avez lu ce qui précède, vous aurez compris que ce prix est transparent et juste : il reflète le temps et le soin que nous consacrons à l’ensemble de ces tâches.

Nous démarrons cette aventure doucement mais sûrement, sans chercher à tout prix le rendement et l’ultra compétitivité, que nous ressentons comme des facteurs de déséquilibre et, au bout du compte, de souffrance.

Lorsque nos besoins premiers (un toit, un repas, un vêtement…) sont remplis, si nous en avons la possibilité, que choisir d’encourager ? Peut-être, finalement, qu'un échange monétaire est là pour signifier avant tout une solidarité face à une démarche dont nous reconnaissons l’intérêt, dans cette société idéale à laquelle nous aspirons, et que nous construisons tou-te-s ensemble... Merci donc à celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance jusqu'à présent !

Au plaisir de se rencontrer, et de partager nos avancées !

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